Rechercher dans nos archives

Votre newsletter

Inscrivez-vous à la newsletter :

EcoBat 2012, le rendez-vous du batiment durable

Eco Transport et Logistique

Entreprise, relevez le défi de la biodiversité

Actualités

Fnuap

La question démographique à Copenhague?

Version imprimable

19 novembre 2009

Alors que vient de s’achever à Kampala la Conférence internationale sur la planification familiale, le rapport 2009 du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP), publié mercredi 18 novembre, évoque la notion de « chiffre écologiquement viable » de la population mondiale.

Cette notion fait écho à celle de Population Optimale développée par "Optimum Population Trust" (OPT). Cette association britannique a évalué à 4/5 milliards la population optimale que peut héberger la Terre.

Selon le FNUAP, « l’effort à long terme nécessaire pour maintenir un bien-être collectif qui soit en équilibre avec l’atmosphère et le climat exigera en fin de compte des modes viables de consommation et de production, qui ne peuvent être atteints et maintenus que si la population mondiale ne dépasse pas un chiffre écologiquement viable. »

L’agence de l’ONU estime ainsi que la lutte contre le changement climatique passe non seulement par un changement dans nos modes de consommation et de production mais également par un ralentissement de la croissance démographique. Jouer uniquement sur un de ces deux facteurs ne saurait suffire.

 

Quelques chiffres

Dans les pays les moins avancés, les femmes ont en moyenne 4,29 enfants contre une moyenne mondiale de 2,54. La croissance de la population est réalisée à 98% dans les pays en développement.

Certes, à l’heure actuelle, l’empreinte écologique des pays les plus pauvres est nettement inférieure à celle des pays occidentaux. Mais ces pays aspirent légitimement au même mode de vie que nous (les occidentaux).

« Offrir un libre choix »

Le FNUAP insiste toutefois sur le fait qu’il ne s’agit surtout pas de contraindre la population à faire moins d’enfant mais uniquement « d’offrir un libre choix » en développant l'égalité des sexes, l'éducation des filles et le planning familial. Chaque année, ce sont en effet 7,5 millions de femmes dans les pays en voie de développement, dont une bonne part en Afrique, qui ont des grossesses non désirées, précise le FNUAP.

 
Au-delà de la lutte contre le réchauffement climatique, cette amplification de la politique de santé reproductive permettrait d’apporter une réponse à la crise alimentaire, dont l’ampleur a été rappelée à l’occasion du sommet mondial sur la sécurité alimentaire qui s’est tenu à Rome du 16 au 18 novembre.

Notons au passage que lors de la Conférence internationale sur la planification familiale, qui vient donc de s'achever dans la capitale ougandaise, et à laquelle ont participé plus de mille experts de 59 pays, un projet d'aide au planning familial de 12 millions de dollars a été lancé.


La question démographique sera-t-elle abordée lors du sommet de Copenhague ?

 

Alice Garnier

Pour en savoir plus :

Droit de l'Environnement

Crédits de l'illustration : DR



Voir toutes les actualités