Jardin vivant : Une solution pour préserver l’environnement !

Popularisé depuis quelques années par Christophe Gatineau, le terme/concept de « jardin vivant » se rapporte essentiellement au fait de s’adonner au jardinage de manière naturelle. Cela implique donc qu’aucun engrais ou pesticide ne sera utilisé durant la création et l’entretien du jardin en question. Tout en prenant en considération les diverses particularités du lieu où est créé le jardin vivant, cette solution vise à préserver et même développer la biodiversité. Êtes-vous intéressé par une telle alternative ? Si oui, voici des informations relatives à la création et à l’entretien d’un jardin vivant.

Importance de la création d’un jardin vivant

Durant ces dernières années, nombreux sont les particuliers, les collectivités, les entreprises ou encore les copropriétés qui manifestent un véritable intérêt pour la création de jardins vivants. Cet engouement est principalement dû au fait que ce type de jardin présente des atouts indéniables tels que :

  • La préservation de la biodiversité ;
  • La lutte efficace contre les îlots de chaleur urbains ;
  • Le maintien de l’équilibre naturel ;
  • La protection de l’environnement.

Préservation de la biodiversité

Le changement climatique menace sans nul doute possible, la biodiversité. Les résultats de plusieurs études ont même démontré que près de la moitié de l’ensemble des espèces vivantes pourrait disparaitre de la terre d’ici une centaine d’années. Cela concerne en grande majorité les espèces de batraciens, d’oiseaux et de mammifères. Les espèces importantes telles que les abeilles sont d’ailleurs menacées par l’extinction et l’on remarque depuis quelques années que les oiseaux de jardin sont beaucoup moins nombreux qu’auparavant. C’est donc dans l’optique de contrer ces différents effets néfastes du changement climatique que de plus en plus de personnes se lancent dans la création d’un jardin vivant. Puisqu’il implique une gestion naturelle, il contribue alors efficacement à la préservation de la biodiversité.

Lutte contre les îlots de chaleur urbains

Les épisodes de canicule sont désormais très fréquents à cause du réchauffement climatique. Étant donné que le bitume retient beaucoup la chaleur et qu’on le retrouve presque partout en milieu urbain, les villes sont alors les plus touchées par ces épisodes de canicule. Afin de venir à bout d’une telle situation, les collectivités optent désormais pour la végétalisation. On assiste de ce fait à la végétalisation de toits, la création de murs végétaux extérieurs ou encore à la création de jardins vivants.

Maintien de l’équilibre naturel

Disposer d’un jardin autonome, tel est l’objectif visé par beaucoup de personnes durant la création d’un jardin vivant. Pour obtenir les meilleurs résultats, il est primordial de faire preuve de patience, car ce n’est qu’au fil du temps qu’on parvient à maitriser le fonctionnement dudit jardin.

Pour réussir, il faut également rechercher un équilibre et donc éviter de beaucoup intervenir. Les maladies ainsi que les ravageurs seront de ce fait limités naturellement, même s’ils ne disparaitront pas. Gardez également à l’esprit que les fruits que vous obtiendrez ne seront pas parfaits. Vos plantes ne seront quant à elles pas impeccables. Par contre, vous disposerez d’un environnement beaucoup plus sain dans lequel vous pourrez observer plein de choses.

Protection de l’environnement

Comme nous l’avions indiqué dans les précédents paragraphes, la culture au sein d’un jardin vivant doit être réalisée de manière naturelle. Cela implique donc le non-recours aux pesticides et aux engrais afin de garantir une gestion durable. Conscientes du fait que les pesticides sont en grande partie responsables de l’importante mortalité des abeilles, de plus en plus de collectivités ont au cours de ces dernières années renoncé à leur utilisation. Le mode de gestion responsable et écologique d’un jardin vivant s’inscrit donc de façon indéniable dans le cadre de la préservation de la biodiversité.

Création du jardin vivant : comment procéder ?

Avant toute chose, il est primordial de prendre le temps de comprendre le lieu où sera aménagé ledit jardin. Pour ne pas commettre d’erreur, l’idéal serait de se tourner vers un paysagiste spécialisé en création de jardin pour bénéficier des conseils adéquats. Afin de vous aider à investir de manière judicieuse le lieu, ce professionnel, après l’avoir observé, mettra un accent particulier sur l’écosystème actuel. À ce niveau, il vérifie notamment si le lieu a déjà une vie ou non. Suivant le cas, il prendra la décision qui s’impose. Par la suite, une vérification de la nature du sol sera effectuée. Il peut être par exemple question d’un sol basique, humide ou non, acide ou encore profond ou non. Pour finir, une vérification de la circulation de l’air et de l’eau est réalisée.

Une fois ces différentes étapes terminées, vous pourrez par la suite passer à la culture de la biodiversité dans le lieu choisi pour accueillir le jardin vivant. Bien qu’ils soient considérés comme des nuisibles, les ronces, les mulots ainsi que les limaces devront eux aussi avoir leur place dans ce jardin. Pour attirer aisément des insectes utiles tels que les papillons, les coccinelles et les abeilles solitaires, n’hésitez également pas à procéder à la mise en place d’un hôtel à insectes. La mise en place du jardin terminée, il est alors temps de penser à son entretien. L’entretien de ce lieu doit en outre être effectué dans une démarche « écoresponsable », notamment en matière de travail du sol (utilisation de vers de terre et d’engrais) et de gestion de l’eau (récupération et utilisation exclusive d’eau de pluie).

Quelques erreurs à éviter

Pour gagner du temps et également préserver le plus possible vos récoltes, il est indispensable de prendre certaines précautions et de ne pas commettre certaines erreurs de débutant. Pour ce faire, il faut donc :

  • Bien choisir les graines à planter ;
  • Éviter de planter au hasard ;
  • Écouter la terre ;
  • Tenir compte des besoins du sol.

Bien choisir les graines à planter

Pour vos cultures, le choix vous est notamment offert entre deux types de graines à savoir : les semences hybrides et les semences traditionnelles. Ne pas cerner les différences qui existent entre ces variétés de graines peut à la fois faire perdre du temps, de l’argent et au final vous empêcher d’obtenir un résultat satisfaisant. Dans la mesure où la reproduction est assez difficile avec les semences hybrides, il est recommandé de les éviter. En revanche, les graines biologiques sont beaucoup plus conseillées et elles offrent en plus un gain d’argent et de temps.

Éviter de planter au hasard

Une fois que vous avez réussi à trouver les bonnes graines, vous devez alors prendre le soin de les planter correctement. Pour ce faire, il faudra avant tout bien observer votre terrain et éviter de planter au hasard. Si vous avez du mal à vous en sortir, alors n’hésitez pas, et adressez-vous à un spécialiste en la matière afin d’obtenir des conseils qui vous permettront par la suite de prendre les décisions les plus judicieuses.

Écouter la terre

Si vous êtes un grand amoureux de la terre, alors vous avez sûrement dû vous rendre compte du fait qu’elle est vivante. Alors, à l’instar de tous les êtres vivants, elle n’est pas en mesure de travailler sans bénéficier de temps à autre d’un peu de répit. Il est pour cela conseillé d’éviter de creuser, planter ou faire pousser inlassablement. Cela nuit à la fois à la terre ainsi qu’aux récoltes. L’observation de la terre entre aussi en ligne de compte dans la mesure où cette opération permet de mieux interagir avec elle et donc d’améliorer ses productions.

Tenir compte des besoins du sol

Certes, certaines variétés de plantes ont besoin de lumière et de soleil, mais ce besoin varie en fonction de l’espèce dont il est question. Pour un épanouissement adéquat, d’autres auront notamment besoin d’espace ou d’ombre. De même, certaines plantes auront besoin ou non d’une importante quantité d’eau pour réussir à se développer convenablement. Pour que vos plantes ne se retrouvent pas noyées, il est d’ailleurs recommandé de prendre garde à ne pas inonder le jardin. L’idéal serait d’opter plutôt pour un arrosage maitrisé. 

Autrement dit, ni pas assez, ni trop, car il est indispensable que la terre puisse garder son humidité. Cela est par ailleurs valable pour les cultures avec butte, bac ou serre. Prenez également le soin d’arroser aux moments adéquats. Pour ce faire, il faudra tenir compte du climat. En automne et au printemps par exemple, l’arrosage devra être réalisé durant la matinée. En revanche, au cours de l’été, cette opération doit être effectuée dans l’après-midi. La prise en compte de ces différents éléments vous permettra en outre de bien entretenir votre jardin vivant et d’obtenir au bout de quelques mois, de magnifiques résultats.

Pour préserver la biodiversité ou maintenir efficacement l’équilibre naturel, la création d’un jardin vivant demeure l’une des meilleures options. Pour réussir cette opération, il est toutefois indispensable de s’adresser à un paysagiste compétent et fiable. Une fois le jardin créé, vous devez également prendre certaines précautions afin de pouvoir atteindre les objectifs que vous vous êtes fixés. Au bout de quelques mois, vous pourrez alors disposer d’un magnifique jardin ou procéder à la récolte de fruits bio. Si vous en consommez toutefois au quotidien et que vous n’avez pas le temps de les produire dans votre jardin, vous pouvez vous les faire livrer au travail. Pour cela, cliquez ici.

Auteur de l’article : Camille

Camille
Grande voyageuse et très sensible à tout ce qui touche à l’environnement, le tire la sonnette d'alarme à travers ce blog tout en essayant de sensibiliser les plus septiques !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *