L’assainissement non collectif : les modalités d’installation pour respecter l’environnement

Les propriétés se situant dans une zone où le réseau public d’assainissement est inexistant sont tenues de procéder à l’installation d’un système d’assainissement privé des eaux usées communément appelé assainissement non collectif (ANC). Cette obligation légale répond à un impératif de santé publique et de protection de l’environnement, notamment l’usage contrôlé de la ressource en eau. Cette installation individuelle qui doit répondre à certaines modalités est encadrée par le législateur et suivi par les municipalités.  

L’assainissement non collectif, qu’est-ce que c’est ?

L’utilisation de l’eau est quasi permanente et journalière dans les maisons, immeubles et entreprises. Dans toutes les bâtisses, les habitants produisent deux types d’eaux usées. On parle d’eaux grises et d’eaux dites vannes. Les premières proviennent de la douche, des lavabos, des lave-linges, de la cuisine, etc. Les eaux vannes quant à elles sont issues des toilettes. Tout comme les eaux recueillies d’un assainissement collectif, elles sont conservées dans des cuves dimensionnées en fonction des besoins de la maison et bien d’autres facteurs. Les eaux traitées et évacuées seront ensuite reversées dans les cours d’eau (océan, fleuves, rivières) sans risque aucun. Lorsque la station est en hauteur, vous trouverez ici plus d’informations sur les stations de relevage eaux usées pour prendre les mesures idoines.  

Les différentes étapes de l’assainissement non collectif

L’assainissement non collectif est un système complexe fait de plusieurs phases. Le tout bien agencé permet un traitement optimal et un rejet des eaux dans la nature sans que cela présente un quelconque risque pour l’environnement. Le système d’assainissement non collectif est agréé par le SPANC (services publics d’assainissement non collectif). L’ANC est distinctement composé par la collecte (réalisée grâce aux regards), le prétraitement, le traitement (l’épuration réalisée soit par le sol en place, soit par sable constitué) et enfin le rejet des eaux traitées. Le rejet se fait soit par irrigation souterraine vers les cours d’eau ou par infiltration dans le sol. Le site de l’assainissement non collectif les-vegetaliseurs.com est une mine d’informations assez complète que vous pouvez consulter.

Du choix des filières 

Le respect de l’environnement est le maître-mot dans la conduite des travaux de réalisation d’un système d’assainissement collectif (ANC). Pour cela, certaines autorisations sont requises et prennent en compte le respect des règles et obligations de conformité. Il s’agit entre autres de l’étude du sol et du choix des filières.

L’étude du sol et le choix de la filière sont des tâches qui relèvent des compétences d’un bureau d’étude spécialisé. Le SPANC oriente les propriétaires de maisons isolées vers les structures d’étude qui pourront, en fonction du type de sol, définir la filière d’assainissement non collectif adaptée à la propriété :  massif filtrant planté, épandage souterrain ou micro-station d’épuration.     

Le massif filtrant planté

Cette filière d’assainissement est recommandée lorsque la maison se situe sur une pente. Elle fait drainer les eaux usées vers une fosse septique puis vers un amas de matériaux hétéroclites tels que la zéolite, la laine de roche, etc. Ces matériaux permettent de débarrasser les eaux des saletés et des polluants. L’eau continue ensuite sa course vers un fossé.

La micro-station d’épuration

Une micro-station d’épuration est recommandée quand le terrain est imperméable ou si la parcelle est petite. Son entretien doit être fréquent. Dans ce type de système, l’eau est épurée et filtrée grâce aux bactéries. L’eau s’écoule enfin vers le fossé ou si le sol le permet, s’y infiltre.

L’épandage souterrain

Ce système est conseillé quand la perméabilité du sol de la parcelle est prouvée. L’autre critère de construction d’un tel système est la grandeur de la parcelle pour tenir éloignée toute culture sous quelque forme que ce soit. Dans ce type de système fait d’une fosse septique d’où les eaux s’écoulent vers un épandage souterrain, les matières polluantes subissent un processus de liquéfaction. Les eaux s’écoulant dans les tranchées grâce à un système de tuyauterie percée à dessein sont filtrées grâce aux graviers.  

Les stations de relevage dans le système des ANC

Les bonnes pratiques en matière d’assainissement non collectif passent également par l’installation d’une station de relevage. Il est conseillé d’installer un tel dispositif lorsque l’eau n’arrive pas à s’écouler du fait de la gravité du système de traitement situé en hauteur ou trop enterré.      

Auteur de l’article : Camille

Camille
Grande voyageuse et très sensible à tout ce qui touche à l’environnement, le tire la sonnette d'alarme à travers ce blog tout en essayant de sensibiliser les plus septiques !

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