Protection de l’environnement : pourquoi opter pour une agriculture biologique ?

Désireux d’obtenir un important rendement à la période des récoltes, nombre d’agriculteurs font usage de divers produits chimiques dans leurs plantations. Il s’agit généralement d’engrais chimiques, de pesticides ou de produits élaborés en laboratoire pour propulser le rendement des cultures ou pour les protéger des attaques d’insectes et autres êtres vivants ravageurs. Malheureusement, l’utilisation de ces divers produits entraine de graves conséquences sur l’environnement et par ricochet sur la santé humaine. Vous êtes un agriculteur utilisateur de ces produits ? Voici les raisons pour lesquelles vous devriez passer à une agriculture biologique !

Agriculture non bio : quels dangers pour l’environnement ?

Les pratiques agricoles non biologiques peuvent se révéler extrêmement dangereuses pour l’environnement. Elles portent sérieusement atteinte à ce dernier sur divers plans. Au sein de ces pratiques nuisibles à la planète, l’utilisation des pesticides occupe une place centrale. Un pesticide désigne en effet une substance de nature chimique élaborée pour éliminer une ou plusieurs espèces d’êtres vivants. En agriculture, on retrouve généralement comme pesticides :

  • Les herbicides qui servent à détruire les mauvaises herbes ;
  • Les insecticides utilisés pour éliminer les insectes ;
  • Les fongicides qui servent à lutter contre les champignons et bien d’autres variétés de pesticides comme celles utilisées pour lutter contre les rongeurs.

Existe-t-il des mesures à prendre à titre personnel ?

Dans le processus de préservation de l’environnement, chaque habitant de la terre a un rôle à jouer. Chacun peut notamment prendre la décision de réduire son empreinte écologique à l’échelle personnelle en adoptant un certain nombre d’attitudes éco-responsables. L’une des attitudes les plus protectrices de l’environnement pour un professionnel du domaine agricole par exemple serait de faire une recherche de local commercial sur le site unemplacement.com pour faire la promotion des produits agricoles bio dans son milieu de vie. À défaut de cette option, l’autre alternative serait d’acquérir ou de louer sur ce même site un terrain afin de se lancer dans la culture de produits totalement bio.

Impacts des pesticides sur le sol                                  

Le sol fait partie des tout premiers éléments impactés lorsqu’un traitement aux pesticides est effectué. Les composantes chimiques de ces derniers l’infiltrent et occasionnent un certain nombre de dégâts. Le sol se retrouve dégradé et parfois infertile du fait de l’élimination ou de la destruction des microorganismes qui participent à sa structuration. Tel est notamment le cas des vers de terre, acteurs majeurs et agents actifs dans la structuration du sol, qui sont éliminés par les pesticides. Le sol se retrouve dépourvu des apports des rôles joués par ces organismes vivants.

Des effets néfastes sur l’air

Lorsqu’ils sont répandus sur une surface agricole, les pesticides qui se retrouvent en suspension en l’air sous forme de particules sont transportés et propagés par le vent. Ils finissent ainsi dans des zones habitées où ils polluent l’air. D’après de nombreuses données scientifiques, plus de 90% des pesticides pulvérisés sur une surface agricole touchent des cibles autres que celles visées par l’opération. L’air de toute la zone ainsi que celui des régions environnantes se retrouvent pollués et nocifs pour tout être vivant, en particulier pour les humains et les animaux.

Pendant certaines saisons, une pulvérisation aérienne de pesticides peut s’avérer plus dangereuse que durant d’autres. Il en est ainsi, car les conditions climatiques au moment de la diffusion influencent le niveau de propagation des pesticides. Des vents forts entraineront par exemple une propagation à plus grande échelle des produits chimiques pulvérisés sur une terre agricole : on assiste alors au phénomène de la dérive de pulvérisation.

Des effets néfastes sur l’eau

La pollution des eaux par les pesticides peut survenir de diverses manières. La première voie de pollution est celle de la dérive lors d’une pulvérisation aérienne. Le pesticide répandu se retrouve directement dans les rivières et cours d’eau qui avoisinent la zone pulvérisée. Deuxième voie de pollution des eaux, c’est le phénomène de la percolation. Ce phénomène fait référence au passage d’un fluide à travers un milieu plus ou moins perméable. Les pesticides dans ce cas sont drainés à travers le sol pour se retrouver dans les cours d’eau. En dehors de ces voies de pollution, les pesticides peuvent se retrouver dans les eaux par le phénomène de la lixiviation ou par l’effet des eaux de ruissellement. L’érosion des sols peut aussi permettre aux pesticides d’atteindre les eaux.

Des impacts négatifs sur la biodiversité

En dehors de ses effets néfastes sur le sol, l’air et les eaux, l’utilisation des pesticides nuit à la biodiversité. De nombreuses espèces animales comme les papillons, les abeilles, les guêpes, les coléoptères, les alouettes, les amphibiens ou encore les épinoches sont éliminés en masse par les pesticides. Selon le service américain de la pêche et de la faune sauvage, environ 72 millions d’oiseaux sont tués chaque année par les pesticides aux USA. Parallèlement, de nombreux animaux sauvages sont empoisonnés par les résidus de pesticides en pénétrant dans les champs traités.

Agriculture biologique : quels avantages ?

Comme vous venez de le découvrir, le recours aux produits chimiques présente de nombreuses conséquences négatives sur l’environnement. A contrario, une agriculture bio peut s’avérer très avantageuse. Voici les principaux avantages qui découlent du choix d’une agriculture respectueuse de l’environnement.

La préservation de l’environnement

Avec comme principal objectif la protection de l’environnement, l’agriculture biologique est une forme de culture ou de production qui s’appuie sur la non-utilisation des produits chimiques de synthèse, le recyclage des matières organiques, la lutte biologique et la rotation des cultures. Les agriculteurs qui optent pour un mode de production biologique font recours à des procédés non polluants, à la fois respectueux de l’écosystème et de la faune.

Contrairement aux techniques de production non respectueuses de l’environnement, les méthodes connues pour être véritablement écologiques ne nuisent pas à ce dernier. L’agriculture biologique est en grande partie basée sur des procédés protecteurs de l’environnement, car évitant la pollution de ce dernier à grande échelle comme dans le cas de l’agriculture non biologique.

La préservation de la qualité des sols

Nombre d’études réalisées démontrent que la teneur en matière organique des sols cultivés grâce aux méthodes biologiques se révèle nettement supérieure à celle des sols traités avec les substances chimiques. Les méthodes biologiques dont il s’agit incluent entre autres la fertilisation organique : effluents d’élevage, pailles, engrais verts, compostage… Ce type de fertilisation est essentiellement saint, il ne favorise de ce fait pas la destruction de la structure des sols. L’on retrouve également parmi les méthodes protectrices du sol, la rotation diversifiée des cultures. Cet ensemble de techniques propres à l’agriculture bio participe au développement de l’activité biologique des sols. On retrouve ainsi en plus grand nombre les organismes vivants du sol comme les vers de terre, les champignons, insectes de surface et autres êtres vivants jouant un rôle important dans la structure des sols. Une étude réalisée en Suisse sur les sols bio révèle que :

  • Ce type de sol renferme 20 à 30% de biomasse microbienne en plus, accompagné d’une activité respiratoire et enzymatique plus élevée ;
  • Les sols bio possèdent 30 à 40% de vers de terre en plus, ces derniers étant des facteurs de stabilité des sols et des laboureurs naturels ;
  • Les sols bio ont environ 40% de mycorhizes de plus en colonisation racinaire, ce qui induit assez de points positifs pour la nutrition des plantes et la protection phytosanitaire.

Des eaux saines et sans pesticides

L’agriculture biologique fait recours à des produits de traitement d’origine naturelle pour les plantes. Ce sont donc des produits dont l’utilisation ne présente aucun impact négatif sur la faune et la flore aquatiques. N’ayant pas recours à des pulvérisations aériennes de pesticides, l’agriculture biologique ne pollue pas les eaux, ce qui préserve leur qualité.

Auteur de l’article : Camille

Camille
Grande voyageuse et très sensible à tout ce qui touche à l’environnement, le tire la sonnette d'alarme à travers ce blog tout en essayant de sensibiliser les plus septiques !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *