Quelles solutions pour une ville plus verte / plus écologique ?

De nos jours, l’urbanisation représente l’une des plus grandes tendances porteuses de transformation dans le monde. Les activités industrielles et le mode de vie des habitants impactent considérablement l’environnement naturel. Pour améliorer nos villes, nous devons donc adopter des habitudes saines au quotidien. Ce changement doit s’intégrer à notre alimentation, à notre cadre professionnel et à la gestion des déchets dans nos ménages. Retrouvez dans cet article quelques solutions pour rendre nos villes plus écologiques et plus vertes.

Développer plus d’espace vert au sein de nos villes


Pour rendre une ville plus verte, les habitants doivent développer de nombreuses zones végétalisées. Avec des arbres, de la pelouse et des jardins à proximité, l’on pourrait facilement réguler la chaleur qui émane des quartiers résidentiels. Les parcs et les jardins ouverts aux publics répondent à ses exigences et apportent la fraicheur naturelle au cœur des rues. Ils accueillent une grande majorité d’individus et permettent aux citadins de cohabiter avec la nature verte.

Aménager des parcs urbains

Les parcs urbains constituent des espaces conviviaux et végétalisés, destinés à accueillir du monde ou des évènements collectifs. Ils peuvent s’aménager aux cœurs des villes en fonction des goûts et exigences des habitants. Aujourd’hui, ces endroits se réinventent pour faire la part belle à la nature et à la biodiversité. Ils s’intègrent favorablement au développement des espaces verts en pleine ville. Ils abritent alors des mobiliers verts, des ilots de fraicheur et des jardins composés de diverses plantes.

Les parcs proposent également des aménagements sportifs et des airs de jeu pour le bonheur des visiteurs. Bordés de grands arbres, ils présentent des allées et des chemins destinés à la promenade individuelle ou en groupe. Ils sont aménagés sous forme de terrains paysagers constitués de plantes vertes, de prairies et parfois des cours d’eau. Ils allient ainsi biodiversité et convivialité pour un bien-être collectif. De même, ils participent grandement à la création de villes vertes dans divers pays.

Créer des jardins à thème

Les jardins à thème constituent des zones paysagères aménagées en fonction de l’environnement choisi. On y retrouve des produits botaniques, aquatiques ou décoratifs. Ces endroits prennent en compte l’environnement naturel et proposent une grande verdure en milieu urbain. On distingue notamment :

  • Le jardin aquatique : il est composé d’un bassin, d’une cascade d’eau et des végétaux aquatiques ;
  • Le jardin durable : il s’inspire de l’environnement naturel et comporte des bois, quelques arbres et d’autres plantes. Ce type de jardin proscrit l’utilisation des produits chimiques pour l’entretien ;
  • Le jardin zen : il propose une grande verdure et met en avant le mariage entre le minéral et le végétal ;
  • Le jardin champêtre : il offre un mélange de plants, de fleurs et de graminées aux couleurs harmonieuses ;
  • Le jardin formel : celui-ci comprend une sculpture de végétaux incroyables, des bassins, des parterres et des jets d’eau.

Construire plus d’éco-quartier

Pour une ville plus verte et plus écologique, l’une des solutions consiste à créer plus d’éco-quartiers. Ce projet vise en effet la valorisation des moyens écologiques pour la protection de l’environnement. Il s’est ailleurs concrétisé dans différents pays européens à travers l’aménagement de merveilleux quartiers selon des normes écologiques précises. En Allemagne par exemple, Hafen City a émergé avec environ 3000 arbres et 26 hectares de végétations. De même en Espagne, on distingue Vitoria Gasteiz qui détient 1000 hectares de jardins publics et qui dispose chaque citoyen à moins de 300 mètres d’un parc.

Retenez également que la construction d’un éco-quartier repose sur cinq piliers importants. On peut évoquer notamment :

  • L’habitation : elle vise l’aménagement de bâtiments économes en énergie ;
  • Le déplacement : la valorisation des moyens de transport simples tels que la marche, le vélo et le transport commun ;
  • Les déchets : une meilleure gestion des détritus à travers le recyclage, le réemploi et d’autres moyens de valorisation ;
  • La propreté et l’eau : cette norme demande de privilégier la propreté des quartiers et récupérer régulièrement l’eau de pluie pour des fins utiles ;
  • Les végétaux : ce pilier garantit l’amélioration des endroits qui consomment moins de CO2.

Les éco-quartiers constituent des zones urbaines vivantes et diversifiées. Ils laissent une empreinte écologique importante pour un développement durable. On y retrouve des espaces végétalisés et des logements adaptés aux aspirations collectives dans un esprit d’équilibre social.

Pour favoriser le développement d’une flore et d’une faune locale, quelques mesures accompagnent le projet. On peut évoquer par exemple l’interdiction d’engrais chimique et l’aménagement des points d’eau. Notez que les éco-quartiers regorgent également des structures importantes à savoir : une école, une crèche, un centre commercial, des lieux de cultures et de loisirs.

Prévoir beaucoup de pistes cyclables pour encourager le vélo

L’usage de la voiture laisse une empreinte carbone considérable au sein de nos villes. Pour limiter ses conséquences sur l’environnement et sur l’être humain, nous devons privilégier l’utilisation des moyens de transport économiques et écologiques. Cette solution met donc en avant la marche et le vélo pour des petits trajets. Dans ce contexte, les collectivités territoriales doivent engager des actions en faveur de la pratique du vélo. L’une des meilleures solutions consiste alors à créer des pistes cyclables sécurisées et structurées pour développer les usages cyclistes sur l’ensemble de la ville.

Ce projet doit prendre en compte les questions d’urbanisme, d’habitat et de déplacements urbains. De même, il intègrera la continuité des pistes cyclables disponibles, l’harmonisation des principes d’aménagement et l’utilisation des outils convenables pour l’exécution des travaux. En dehors de la construction des pites, les habitants doivent également proposer des activités ludiques et compétitives pour initier la population à la pratique du vélo. De même, quelques séances de sensibilisation peuvent permettre à de nombreuses personnes de comprendre l’utilité de ces actions pour la ville.

Garantir une gestion optimale des déchets


Face à l’urgence écologique, la gestion intelligente des déchets devient une nécessité pour tous. Selon certaines investigations, la planète entière produirait 2,01 milliards de tonnes de déchets urbains par an. Dans cette quantité énorme, seulement 13,5 % sont recyclés et 5,5 % compostés. Pour relever les défis d’une ville plus verte et plus écologique, chaque ménage devrait donc gérer ses déchets d’une manière plus convenable. Dans ce sens, certaines actions s’imposent à savoir :

  • La diminution du volume d’ordures et l’empreinte environnementale des villes ;
  • Le recyclage et le tri des débris ;
  • La réduction de l’énergie utilisée pour la collecte des déchets.

Pour atteindre ses objectifs, certaines villes optent pour des outils et des moyens purement écologiques. Elles adoptent ainsi des astuces adaptées à leur environnement pour mieux gérer les déchets. À la place des camions par exemple, certaines localités préfèrent effectuer une collecte intelligente de déchets par des réseaux pneumatiques sous terrain. Pour s’en servir, les habitants doivent simplement jeter les déchets dans un conteneur précis, afin que ce dernier soit acheminé au centre de tri.

Ailleurs, des chefs municipaux proposent des composteurs pour inciter les résidents à recycler leurs ordures. D’autres se servent des bacs connectés pour réduire le point de collecte des déchets. Toutefois, pour atteindre les objectifs énumérés ci-dessus, chaque habitant doit réduire la quantité de déchet qu’il produit. Outre les mesures de gestion collectives, seule une prise de conscience individuelle peut permettre de diminuer les ordures au sein de nos foyers et par conséquent dans nos villes.

Diminuer l’utilisation du plastique en ville grâce aux nouvelles fontaines à eau potable

Problématique : si la pollution en ville peut être diminuée par un changement des habitudes de transports, ou avec une meilleure gestion des déchets, cela peut aussi passer par un changement des habitudes de consommations.

Tous les jours, 25 millions de bouteilles en plastique sont jetées en France. Cela représente une moyenne annuelle de 96 bouteilles par français. À cette fin, les villes ont aussi leurs pierres à apporter à l’édifice de l’écologie. Certaines d’entre-elles font appel à des entreprises comme Fontaineo pour l’installation de fontaines à eau, proposant de l’eau plate, fraîche et/ou pétillante aux habitants, comme aux touristes.

Raccordée au réseau d’eau potable, chaque fontaine à eau permet d’économiser plus de 50 000 bouteilles plastiques sur une année, en moyenne. Un geste fort pour la planète, qui est également adopté par un nombre croissant d’événements eco-responsables, à l’image des Eurockéennes ou du festival de Jazz à Vienne, du Lacanau Beach Handball Xperience… et bien d’autres. Juste pour la Route du Rhum ce sont 40400 bouteilles plastiques économisées avec 4 fontaines installées !

Les fontaines à eau : la solution aux multiples avantages

L’utilisation des fontaines à eau permet de diminuer la quantité de déchets plastiques produits. Elle limite également le taux de carbone occasionné avec les transports communs. D’un autre côté, les gobelets plastiques ne conviennent pas pour se servir à boire près de la fontaine à eau. Pour éviter de créer plus de détritus, chacun devrait simplement utiliser une gourde ou bouteille pour prendre à boire. Par ailleurs, cet équipement peut s’employer dans tous les secteurs de la ville pour mieux limiter l’accumulation des bouteilles plastiques.

En entreprise, les fontaines à eau se placent à côté de la machine à café, dans l’espace détente du personnel. Au restaurant et dans les hôtels, elles permettent de limiter les stocks de bouteilles d’eau en plastiques et par conséquent les déchets qui en découlent. De même en pleine ville, elles peuvent être posées dans les lieux publics pour éduquer les habitants et les touristes aux habitudes écologiques.

Auteur de l’article : Camille

Grande voyageuse et très sensible à tout ce qui touche à l’environnement, je tire la sonnette d'alarme à travers ce site afin de sensibiliser les plus sceptiques !