Quelles sont les normes de qualité pour l’eau potable ?

L’eau apporte à tout être vivant une bonne santé et le bien-être de son organisme. Elle lui permet de combler ses besoins fondamentaux et surtout son alimentation. Mais, pour un usage bienfaisant, la qualité optimale de l’eau s’avère capitale. Pour vous aider à bien choisir et à consommer de l’eau potable, nous vous exposons ici les différentes normes nécessaires à prendre en compte.

Qu’entendre par eau potable ?

Pour cette notion, de diverses définitions restent envisageables. Dans la réglementation française par exemple, les termes « eau potable » se remplacent systématiquement par « eau propre à la consommation humaine ». Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) par contre, une eau dite potable représente celle qu’un être peut consommer sans risquer sa santé. Elle doit donc remplir un certain nombre de critères microbiens, chimiques et physiques qui correspondent à l’ensemble des normes établies par l’OMS. Ainsi, l’eau potable ne doit contenir aucun agent pathogène ou chimique à des concentrations capables de nuire. L’OMS en 1958 et l’ISO plus tard en 1978 ont alors défini des normes dans le but de garantir la salubrité et la potabilité de l’eau consommée.

Comment reconnaitre une eau potable ?

Les sources d’eau restent nombreuses, et la qualité de l’eau peut donc varier en fonction d’elles. Mais, de façon générale, vous pouvez considérer l’eau fournie par le réseau de distribution comme potable. En effet, cette eau destinée à la consommation reçoit de divers traitements et répond à la réglementation en vigueur. Qu’en est-il de l’eau réservée à une autre utilisation ? Sur le plan économique, envisager de construire deux réseaux de distribution (un pour l’alimentation et un autre pour les usages parallèles) s’avère quasi impossible. Alors, toute eau issue du robinet installé par l’agence d’eau peut être considérée comme potable.

Les principales normes de la qualité de l’eau potable

Les lois portant sur la qualité de l’eau varient en fonction de chaque pays, région ou organisation. Outre l’OMS, l’Union Européenne (UE) met aussi en place une directive que doivent suivre tous les États membres en les inscrivant dans les lois nationales. Actée en 1980, cette norme entre en droit français le 3 janvier 1989 et déterminait les niveaux-guides et les concentrations maximales admissibles dans l’eau. De plus, depuis le 11 janvier 2007, de nouvelles règles sont régies par le décret 2007-49 et fixent les valeurs paramétriques utilisées pour tester l’eau du robinet, à savoir :
  • Les seuils impératifs de qualité qui concernent les substances qui peuvent toucher à la santé ;
  • Les références de qualité qui servent à contrôler le bon fonctionnement des installations de production d’eau potable.

Les normes de qualité de l’eau potable selon l’OMS et l’UE

L’eau potable que nous consommons provient de différentes sources naturelles comme : les eaux souterraines, superficielles (lac, rivière, fleuve, etc.) et l’eau de mer. Selon les organisations internationales et régionales, cette eau ne doit pas contenir des matières en suspension, des micro-organismes et produits toxiques. Des tests se réalisent donc fréquemment afin de contrôler chaque élément. Les concentrations en minéraux quant à elles se définissent par chaque pays avec un niveau maximal à ne pas dépasser dans le but de garder l’équilibre et la qualité de l’eau destinée à la consommation. Pour l’eau potable municipale, les autorités fixent d’autres critères pour mieux l’apprécier. D’abord, elles contrôlent le taux de corrosivité présent dans l’eau. Ensuite, elles portent leur attention sur le potentiel de colmatage de l’eau afin de garder la conduite de distribution dans les meilleurs états. Pour leurs études, les agents de vérification se basent sur la règle des trois 8, qui prend en compte le pH8, le TAC8 et le TH8.

Les normes relatives à la potabilité physique et chimique de l’eau

Pour vérifier la qualité de l’eau potable que nous consommons, de différents paramètres physiques et chimiques entrent en jeu. Ils contrôlent et définissent le niveau de potabilité en se basant sur les valeurs limites à ne pas dépasser. Si toutes les conditions et les seuils correspondent à la normale, alors l’eau se déclare potable, consommable et sans risque pour la santé. En plus des critères traditionnels, d’autres règles plus spécifiques permettent d’analyser convenablement l’eau. Celles-ci tiennent particulièrement compte de la région en étude, de ses conditions climatiques ainsi que des problèmes rencontrés. Dans une zone soumise à des catastrophes naturelles ou à un déversement fréquent d’arsenic dans les eaux, des analyses avancées s’avèrent indispensables. Parmi elles, le test à l’arsenic reste l’un des plus importants. De même, pour les situations de crises et d’urgence, l’OMS applique des normes physico-chimiques et bactériologiques pour s’assurer de la qualité de la potabilité de l’eau fournie. À cet effet, l’organisation se sert de sondes portatives et de kits spécialisés ou de bandelettes. Elle peut aussi vérifier directement la présence de matière en suspension, d’hydrocarbures, d’odeur, d’huiles ou de couleur à la surface de l’eau. En résumé, voici les différents seuils des éléments nécessaires afin de déclarer une eau potable :
  • Une quantité supérieure ou égale à 5 mg/g d’oxygène dissous ;
  • Un minimum de 100 mg/l de calcium ;
  • Une valeur minimale de 50 mg/l de magnésium ;
  • Un taux de 0,01 mg/l d’arsenic ;
  • Une limite de 1,5 mg/l de fluor à ne pas dépasser.

 

Les normes relatives à la potabilité bactériologique de l’eau potable

Une eau destinée à la consommation ne doit contenir aucune bactérie. Dans le cas contraire, des critères permettent de fixer la quantité limite de ces organismes à tolérer dans l’eau. Pour l’analyse microbiologique, les experts se basent essentiellement sur des bactéries spécifiques qui représentent des indicateurs de contamination fécale. En un premier temps, elles se retrouvent en proportion élevée dans les selles des animaux à sang chaud. Ceux-ci, au vu de leur contact permanent avec les sources d’eau, se révèlent comme de véritables vecteurs de grave contamination. La présence de ces bactéries dans une eau suppose donc que celle-ci ne peut se consommer sans risque de maladie. En exemple, l’Escherichia coli ou les coliformes thermotolérants paraissent comme les plus faciles à repérer et en même temps les plus virulents. En bref, une eau potable doit rester exempte de ces organismes. Les experts peuvent également rechercher des entérocoques ou des spores de clostridium perfringens pour parfaire leurs études.

Quelques autres normes relatives à la qualité de l’eau potable

Toujours dans le but de garantir la salubrité de l’eau destinée à la consommation des hommes, des règles supplémentaires permettent de tirer des conclusions. En France par exemple, des modifications de certaines normes rendent plus sévères les contrôles de la potabilité de l’eau. Parmi elles, nous pouvons citer les exemples suivants :
  • La quantité de plomb acceptée dans l’eau passe de 50 µg/l à 10 µg/l ;
  • Précédemment estimée entre 0,1 µg/l et 0,5 µg/l, la valeur des pesticides admise stagne désormais à 0,03 µg/l ;
  • De 3 mg/l, le taux de cuivre dans l’eau descend à 2 mg/l.

Comment vérifier l’effectivité de l’application des normes ?

L’objectif des diverses règles établies par l’OMS et l’Union Européenne consiste à garantir à tous les hommes une eau potable de qualité et sans risque pour la santé. Mais, elles ne serviront à rien si elles ne s’appliquent pas.

Surveiller la qualité de l’eau fournie

Comme première solution, les différents organismes doivent effectuer régulièrement des analyses chimiques pour vérifier l’état de l’eau et s’assurer de l’élimination des effets de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des diverses activités humaines. Cette étude permettra également d’anticiper ou de solutionner les contaminations et les pollutions.

Protéger les sources d’eau

Au niveau national, les autorités doivent établir des barrières afin de limiter l’accès des personnes et des animaux aux réserves d’eau. Au besoin, elles peuvent restreindre la zone de circulation au niveau des cours d’eau pour maintenir leur bon état écologique.

Auteur de l’article : Manu

Manu
Grand voyageur et très sensible à tout ce qui touche à l’environnement, le tire la sonnette d'alarme à travers ce blog tout en essayant de sensibiliser les plus septiques !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *