L’environnement, une filière professionnelle d’avenir

Dans un contexte de sensibilisation accrue à la protection de l’environnement, les compétences environnementales sont de plus en plus recherchées par les recruteurs. Et réciproquement, les métiers verts sont de plus en plus convoités par les jeunes en quête d’éthique. Quelles perspectives d’emploi et quels types de métiers offre le secteur de l’écologie ? Comment s’y former ? Voici tout ce que vous devez savoir.

Les perspectives d’emploi du secteur

Cela fait déjà plusieurs années que le secteur de l’environnement offre de nombreuses perspectives d’emploi, et le phénomène est croissant. Entre 1997 et 2003, 10 000 emplois par an en moyenne ont été créés dans ce secteur. A titre d’exemple : en 2014, on a recensé plus de 447 000 emplois directs liés à l’environnement en France, soit 0,7% de plus qu’en 2013.

Pour les étudiants qui souhaiteraient s’orienter vers ce type de métiers, le choix est plus que large, entre métiers dits “verts”, à finalité environnementale (assainissement et traitement des déchets, protection des espaces naturels, dépollution…) et métiers dits “verdissants”, qui intègrent des évolutions constantes pour s’adapter aux enjeux environnementaux (paysagistes, ouvriers du bâtiment, ingénieurs agronomes, métiers du tourisme…).

Si aujourd’hui, ces professions sont essentiellement exercées par des hommes, les professions ouvrières étant largement représentées, le secteur n’est pas fermé aux femmes. Aujourd’hui, tous les profils trouveront leur compte dans la filière environnementale, quel que soit le niveau d’études souhaité.

Comment se former à l’environnement ?

Il existe de nombreuses formations spécialisées dans les questions environnementales, notamment post-bac (BTS, licences professionnelles et masters environnement). Au niveau bac + 2 ou bac + 3 (BTS et licences), les métiers de l’énergie sont tout aussi bien représentés que ceux des déchets et de l’eau ; tandis que les formations d’ingénieur privilégient encore aujourd’hui le secteur de l’énergie. Les formations les plus prisées des étudiants sont la protection de la nature et l’aménagement du territoire (30% des étudiants dans chaque filière). Les intitulés des spécialisations sont variés : Génie de l’environnement, écodéveloppement, RSE, Sciences et gestion de l’environnement… A vous de faire votre choix en étudiant soigneusement les brochures et les débouchés.

Etudes supérieures

Toujours en études supérieures, à côté des formations spécialisées, on trouve aussi les diplômes généralistes, qui intègrent de plus en plus les questions environnementales, notamment les formations en bâtiment, en chimie, ou en transport, mais aussi les écoles de commerce, ou des cours voire des spécialisations RSE et éthique des entreprises sont de plus en plus proposés.

Pour faire la différence sur le marché de l’emploi, les étudiants souhaitant se consacrer à cette filière devront cependant privilégier une spécialisation en environnement à un parcours généraliste intégrant ces questions. Car la concurrence est rude, et les métiers liés à l’environnement demandent des compétences ultra-spécifiques, notamment à cause de l’évolution constante des réglementations au niveau français et européen. Pas de panique : les étudiants ayant opté pour une licence généraliste après le bac peuvent toujours se réorienter en optant pour un master spécialisé après avoir validé leur licence, du moment que leur parcours reste cohérent (par exemple : une Licence générale scientifique suivie d’un Master de spécialisation en Sciences et gestion de l’environnement).

Niveau BAC

Au niveau du Bac, il est également possible de se spécialiser : le Bac pro Gestion des pollutions et protection de l’environnement, par exemple, enseigne les bases de la gestion des risques, réglementation environnementale, et contrôle de qualité pour travailler sur des chantiers dans les secteurs “verts” (dépollution, assainissement…). Ces formations professionnelles se suffisent à elles-mêmes ou peuvent être complétées par un BTS après le bac.

Chez nos voisins belges, les formations en environnement se développent également tant au niveau des écoles secondaires que des universités.

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Quels types de métiers après une formation en environnement ?

Après une formation en environnement, comme nous l’avons évoqué, on peut s’orienter vers des métiers “verts” ou “verdissants”.

Les structures recrutant le plus sont les associations, les collectivités (avec par exemple le poste de Chargé de mission en environnement, pour tout ce qui touche à l’aménagement du territoire notamment), les sociétés de services et de conseils en environnement (pour réaliser des études d’impact), ou encore le secteur privé éco-industriel (fabrication d’infrastructures, activités de service…).

emploi-environnement-eolienLe secteur recrutant le plus est le secteur de l’énergie (et, en particulier, celui des énergies renouvelables : éolien, solaire thermique, photovoltaïque…), quel que soit le niveau d’études. On trouve aussi bien des ouvriers, et autres métiers liés à la production, que des commerciaux. Les entreprises qui recrutent peuvent aussi bien être de grands groupes internationaux (Veolia, Suez Environnement…) en pleine transition écologique et en pleine adaptation aux nouvelles réglementations, que des start-ups développant un concept innovant.

Après le secteur de l’énergie, on trouve les métiers liés à la prévention et gestion des risques (climatologue, juriste spécialisé en droit de l’environnement, agent technique, ingénieur analyste de l’air…), les métiers liés à la protection de l’espace naturel (technicien agricole, garde forestier, paysagiste, inspecteur des sites, agent technique en gestion et restauration des écosystèmes, etc.) ou les métiers qui sont indirectement impactés par la protection de l’environnement (dans le tourisme ou l’agriculture, notamment).

Que comprend une formation en environnement ?

Bien évidemment, le contenu de la formation dépend du niveau d’études. Des aspects théoriques sont vus lors de cours présentiels incluant des cours :

  • d’écologie,
  • de patrimoine,
  • aménagement des espaces ruraux et urbains,
  • techniques d’environnement,
  • ..

Parallèlement, les métiers de l’environnement étant aussi des métiers de terrains, des cours pratiques sont dispensés pour mettre en oeuvre ce qui est vu lors de cours théoriques.

Enfin, l’environnement nécessite de sensibiliser le grand public et donc souvent l’usage des technologies est inclus dans la partie sensibilisation du cursus.

Par exemple, avec :

L’environnement est une filière d’avenir, qui évolue vite et demande sans arrêt de nouvelles compétences. Les métiers verts d’aujourd’hui n’existeront peut-être plus dans 10 ans : la compétence essentielle d’un jeune qui souhaiterait s’orienter dans cette filière est peut être avant tout la capacité de s’adapter et d’évoluer avec son métier…

Auteur de l’article : Herve

Herve
Attentif à la cause environnementale depuis très longtemps, je peux partager ma passion via ce blog. Père des 3 enfants, heureux mari .. et propriétaire d'un chien et deux chats.

2 commentaires sur “L’environnement, une filière professionnelle d’avenir

    Pourbaix

    (mai 5, 2018 - 9:38 )

    Expliquez moi alors pourquoi les offres d emplois « accessible » avec ce niveau requiert un bac en tourisme ? C est beau sur papier mais dans le fond si il faut attendre 10 ans avant que ce soit reconnu…

    Herve

    Herve

    (mai 6, 2018 - 3:13 )

    Trop souvent des employeurs demandent des diplômes surqualifiés. C’est hélas une réalité du marché de l’emploi qui n’st pas propre au secteur de l’environnement.

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