Des funérailles écologiques ? L’humusation

Avez-vous pensé à la transformation du corps humain en compost après son décès ? C’est ce qu’on appelle l’humusation, c’est un concept qui reste illégal dans la France, la Belgique et tous les autres pays de l’union européenne, mais qui a commencé de gagner de plus en plus de défenseurs.

Le concept de l’humusation est défendu principalement par la fondation Belge « Métamorphose, Mourir, puis donner la Vie », cette fondation présidée par un ingénieur en traitement des eaux et une thérapeute jungienne veut que cette idée d’humusation soit légale, ce qui va changer radicalement la méthode d’enterrement des décès dans le futur.

En principe, le concept de l’humusation peut sembler une idée géniale et attractive, qui pourra « moderniser » la méthode d’enterrement et la transformer en un processus Bio. Mais ces arguments ne suffisent pas pour la rendre légale, il y a pas mal de travail et d’arguments à préparer par la fondation Belge et ses alliés pour défendre cette méthode devant la justice.

​Alors, c’est l’humusation ou « les funérailles écologiques »

Depuis des milliers d’années et jusqu’à maintenant, la méthode d’enterrement et d’incinération des cadavres des personnes décès n’a jamais changé, ce sont les deux solutions appliquées et légales, mais le problème, c’est que ces deux solutions sont polluantes et onéreuses.

L’enterrement demande un cercueil, des frais de caveau et d’embaumement (avec les produits chimiques). Et l’incinération, implique le rejet des produits toxiques dans l’atmosphère. Et donc ces méthodes sont néfastes à la nature et les écosystèmes, d’où l’intérêt de chercher une solution pratique et écologique – c’est bel et bien l’humusation.

Bien qu’il existe des solutions plus ou moins écologiques, comme les cimetières naturels, l’humusation s’impose comme la méthode la plus propre et un choix « excellent » pour protéger la nature, qui est à la fois facilement applicable, moins coûteux, éco-friendly.

Quid du monument funéraire ?

Si la famille tient à avoir une sépulture pour se recueillir, elle peut s’adresser à un professionnel des monuments funéraires. Il est envisageable de mettre une plaque commémorative au pied de l’arbre qui aura pu pousser grâce à l’humus. Elle peut aussi poser une dale en souvenir.

​L’humusation : Comment se passe ?

Dans le processus de l’humusation, le corps est d’abord enveloppé dans un linceul biodégradable, sans embaumement, le plus naturellement possible. Ensuite et dans un espace dédié, le cadavre enveloppé sera déposé sur lit composé de broyats et de copeaux au niveau du sol. Après on procède le recouvrement du cadavre par une couche épaisse de copeaux humidifiés.

Et le processus de la décomposition naturelle commence, avec une température naturelle de 70 degrés, le corps humain composé de substances organiques commence à se décomposer petit à petit, en commençant avec les chairs et les tissus mous. Avec le temps et dans une période de 3 mois, l’ensemble du corps humain  sera déjà dégradé et il reste un rapport idéal de l’azote, carbone et phosphore, ce qui assure une bonne décomposition du corps.

Tous les éléments chimiques organiques et minérales que nous avons accumulés durant notre vie, seront décomposés et vont directement  à la nature, pour nourrir et enrichir le sol.

Finalement et dans une période d’an ou plus, le corps se retrouvera complétement décomposé, et il reste environ un mètre cube d’humus…soit une quantité qui peut fertiliser des centaines d’arbres.

Donc, comme vous pouvez remarquer, l’humusation n’est pas un concept original ou nouveau, c’est déjà le principe de base existant dans la nature depuis des milliers, voire des milliards d’années, mais le fait d’implémenter ce processus sur les humains, reste un sujet plus ou moins tabou.

L’après humusation

Une fois le corps entièrement transformé en humus, la famille peut récupérer un seau de ce compost auquel est ajoutée une jeune pousse choisie à l’avance.  Ce terreau riche et naturel peut alors régénérer tous sols.

Une fois le corps et entièrement décomposé et transformé en humus, la famille peut récupérer ce compost dans un seau dans lequel il est planté un arbre choisi à l’avance. La famille peut ensuite planter cet arbre dans une petite forêt développée pour cette fin, ou sur un terrain familial privé.

Les principales caractéristiques de l’humusation

  1. Un linceul biodégradable ou une civière réutilisable est utilisé au lien  du cercueil traditionnel.
  2. Le coût total impliqué est diminué à cause de retrait des frais de concession et de cercueil.
  3. La famille n’a plus besoin de faire l’enterrement du monument.
  4. Il n’y a aucun rejet de produits toxiques ou néfastes pour l’atmosphère ou la terre.
  5. Il n’a y aucun production ou rejet de produits chimiques toxiques néfastes pour la nature et l’atmosphère.
  6. La famille doit réserver une place de 3m³ pendant 1 an dans le Jardin.
  7. Un espace de 3 mètres cube doit être réservé par la famille pour  une durée d’une année.

L’humusation : pas encore autorisé

L’humusation, n’est pas légalement autorisée car elle implique la manipulation des corps et l’introduction d’un espace spécifique pour protéger le corps contre les prédateurs. En France car les défunts doivent être enterrés dans une concession. Mais certaines communes dans le Belgique ont reçu déjà pas mal de demandes.

Mais le concept est en cours de progression : Jusqu’à maintenant le nombre de signatures d’une pétition en ligne a dépassé les 14000 signatures, donc ce n’est pas quelque chose de très étrange de voir l’humusation appliquée dans le futur proche.

 

Auteur de l’article : Herve

Herve
Attentif à la cause environnementale depuis très longtemps, je peux partager ma passion via ce blog. Père des 3 enfants, heureux mari .. et propriétaire d'un chien et deux chats.

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